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EIVP (4.5 avis)

Laxmi - PSI 2016 (Présidente de Ingénieurs sans Frontière)

Ingénieur civil - Simple cursus

L'EIVP :
C'est à Belleville dans le 19ème, donc pour ceux qui veulent rester pour profiter de leur jeunesse à Paris, c'est parfait.
Les locaux sont récents. L'école n'est vraiment pas chère.
Il y a environ 120 élèves par promotions : environ 10 fonctionnaires et 10 double cursus ingénieur-architecte, des élèves internationaux et ... 45% de filles !

Les cours :
Des amphis, des TD, et surtout le point fort de l'école par rapport à beaucoup d'autres : pas mal de projets en groupe, ce qui induit une autre façon de travailler, très valorisée dans le monde du travail.
Tous les cours sont postés sur une plateforme (oh oui c'est génial).
L'EIVP reste une école généraliste à dominante le "génie urbain", thème très vaste puisqu'il regroupe aussi bien le bâtiment, les énergies, l'aménagement de l'espace public, le droit, l'histoire des villes, l'économie, la prise de parole en public, etc ...
Le gros point fort (à mon avis) qui distingue l'EIVP de nombreuses écoles, c'est l'accent porté sur l'économie circulaire, la ville durable, la responsabilité de l'ingénieur, le respect de l'environnement, etc ...
Pour les partiels... Quand on découvre après la prépa les annales de tous les anciens élèves sachant que chaque année le partiel est semblable... Bah c'est le rêve.

La vie :
Le point négatif pour certain c'est qu'il n'y a pas de campus (mais bon ça permet de pas être h24 les uns sur les autres).
Franchement l'ambiance entre les promos et dans les promos est très bonne !!!
Et les associations se déchirent pour tout le monde : week-end sportif, week-end culturel, week-end développement durable, pleins de très bonnes soirées, courses caritatives, journal de l'école...
L'esprit n'est jamais à l'humiliation, par exemple le club photo trie avec grand soin les clichés de façon qu'aucune photo compromettante ne sorte, ce qui n'est pas le cas dans toutes les écoles malheureusement.

Les stages et l'étranger :
4 stages : ouvrier (au début de la première année), management (entre 1ère et 2ème année), étude et recherche (entre 2ème et 3ème année), stage de fin d'étude (3ème année).
Il y a 12 semaines obligatoires à l'étranger, avec énormément de destinations possibles, il est évidemment possible de partir plus longtemps.

Moi :
Pour résumer en quelques mots : j'adore, après la prépa c'est un nouveau souffle de vie, et l'EIVP est une école qui donne un sens à ce que l'on fait.

Le renseignement de Brian PSI 2013

En réponse à une question sur la possibilité de partir à l'étranger avec l'EIVP

Oui c'est carrément possible à l'EIVP ! J'ai été étonné par le nombre de destinations d’ailleurs. Il est possible de faire un stage, un erasmus, un un échange ou un double diplôme sur les cinq continents. Il y a vraiment du choix et la petite taille des promos fait qu'un étudiant motivé est quasi sûr de partir. Bien sûr, il y a souvent de la demande pour les destinations comme Rio..!
Les échanges avec les écoles française peuvent très bien aussi : jusqu'à 18 mois aux ponts.
Pour ma part, j'ai choisi le double diplôme avec l'IIT (Illinois Institute of Technology) à Chicago.

Claire - PSI 2013 (très détaillé !)

J'ai connu cette école grâce à Guillaume, ancien de Michelet et en double diplôme ingénieur/architecte à l'EIVP.

Le concept m'a bien plu, et j'ai demandé l'école en premier vœux en qualité de civile, afin de pouvoir m'inscrire au double diplôme (le double diplôme n'est en effet pas accessible aux fonctionnaires). À la rentrée, j'ai fourni un dossier contenant une lettre de motivation, mes carnet de notes de prépa et mes résultats au concours, ainsi qu'un dossier "artistique" (facultatif). Si mes souvenirs sont bons, cette année-là, 22 élèves ont fait la demande pour le double diplôme, et il y avait 8 places à pourvoir. J'ai donc fait partie des déçus qui ont continué dans la filière "classique", mais aujourd'hui, je ne regrette rien.

Le concept de l'école est historique : le but, lors de la création de l'école, était de former des ingénieurs pour la Mairie de Paris, c’est-à-dire des gens assez polyvalents, capables d'intégrer des services très variés. Aujourd'hui, si l'idée de départ reste la même, le but final a bien changé, puisque sur des promotions de 120 élèves, on compte moins de 20 fonctionnaires. Les élèves "civils" se destinent donc au domaine du privé, dans des secteurs très variés, qui reflètent les sujets abordés au cours de notre formation.

Celle-ci est organisée en semestres :

  • le 1er semestre constitue une remise à niveau, afin de s'assurer que les élèves partent tous sur les mêmes bases, quelle que soient leur formation d'origine (prépa, DUT, admission sur titre, élève étranger...). On a donc des cours d'informatique (décision statistique, programmation...) et d'économie, obligatoires dans toute formation d'ingénieur et des cours plus proches des acquis "métier" (notions de thermique, d'acoustique, cours d'environnement, d'urbanisme, de mécanique des milieux continus). À cela s'ajoutent des cours de langue et de management, des notions de qualité et de santé au travail.
  • le 2ème semestre est un semestre "environnement", avec un "petit" projet environnement, des cours de mécanique des fluides et des notions principales de gestion des déchets et d'énergie. L'informatique est moins théorique qu'au 1er semestre, avec des cours de base de données et la prise en main des logiciels de dessin (Autocad, Revit), très importants pour le semestre suivant. Les acquis "métier" sont complétés avec de la résistance des matériaux, des cours de matériaux, d'architecture et de sous-sols urbains.
  • le 3ème semestre est un semestre "construction", avec un projet important de conception de projet. Les sujets sont variés et relativement complexes : mon sujet portait sur une passerelle sur le boulevard Haussmann permettant de faire passer un tramway tout en intégrant l'espace pour la circulation piétonne et cycliste, ainsi que des petits kiosques accueillant des activités commerciales. Les matières principales vues pendant ce semestre servent à soutenir le projet : cours de béton armé, béton précontraint, construction métallique, mécanique des sols et fondations. En parallèle, nous avons des cours d'économie de la construction, d'urbanisme règlementaire, de pilotage de projet et de management.
  • le 4ème semestre est un semestre "eau et déchets", avec un projet important portant sur la réorganisation de la gestion des eaux pluviales, eaux usées, des déchets, et de l'apport de l'eau potable au sein d'un projet de ZAC.
    Là encore, les cours principaux servent à appuyer le projet, avec des cours d'eau potable, d'hydrologie et d'assainissement. Nous avons également des cours d'informatique sur les systèmes d'information géographiques et décisionnels, qui sont des outils de plus en plus utilisés, et des cours de comptabilité et de maîtrise d'ouvrage.
    Un second projet est également organisé, qui se veut un projet informatique en autonomie, mais pour lequel les sujet sont très variés.
    J'ai eu la chance de travailler en partenariat avec ErDF sur un benchmark des bonnes pratiques pour améliorer l'acceptabilité des chantiers en milieu urbain. Ce type d'alternative (travailler sur un projet réel, pour le compte d'une entreprise ou d'une collectivité, plutôt que sur un projet purement scolaire) est souvent proposé dans notre école, et permet à quelques élèves motivés de se mettre en avant et de valoriser les savoir-faire de l'école.
  • le 5ème semestre est un semestre "espace urbain". Le projet principal est un projet de refonte d'un espace urbain donné : les élèves doivent établir un diagnostic de la zone (disfonctionnements, atouts et contraintes, attentes des habitants évaluées au moyen d'entretiens...), puis  proposer un projet de renouvellement de l'espace, en motivant leurs choix. Là encore, les cours principaux apportent de nouvelles connaissances au service du projet, avec des cours d'éclairage public, de qualité d'air, de paysage, de voirie et de transport.
    À cela s'ajoutent des cours de marketing, de finances et de marchés publics. Les élèves doivent également établir un dossier d'économie urbaine, qui fait l'état de la situation économique et sociale d'un phénomène relevant de l'urbanisme (en l'occurrence, j'ai étudié les systèmes d'autopartage et de covoiturage comme Autolib ou Blablacar).

Ce qui me plait particulièrement dans la formation, c'est son organisation en projets, qui permettent de mettre en application les connaissances acquises en cours et de réaliser quelque chose de concret. Ces projets sont tous issus de projets en cours ou en phase d'étude, le plus souvent proches de Paris, afin de nous permettre d'étudier le terrain.
Beaucoup d'élèves arrivent bien souvent à l'EIVP en ne sachant pas réellement ce qu'est l'urbanisme.
La réponse est dans le cursus de formation : c'est le point de rencontre des métiers techniques (construction, gestion de l'eau et des déchets, transports) et artistiques (architecture, paysagisme) qui se concertent pour construire ensemble une ville répondant aux besoins des habitants actuels et futurs. L'urbanisme regroupe tout ce qui a trait à la ville, et quel meilleur endroit pour l'étudier que la plus grande ville française, Paris ?   

La formation se construit également beaucoup autour des stages : nous avons 4 stages obligatoires, d'une durée totale d'un an.
Le premier stage est un stage ouvrier de 3 semaines, au début de la première année. Le second stage est un stage de management, et se fait en fin de première année. Il dure 2 mois. Le troisième est un stage de recherche de 3 mois, et le dernier, le stage de fin d'études, qui dure 6 mois.
Le choix des stages est relativement libre : il peut se faire en entreprise ou au sein d'un service public, et doit avoir un rapport avec le cursus de formation.
Pour ma part, ce sont les stages qui ont été déterminants dans mon choix d'orientation. J'ai effectué mes deux premiers stages sur des chantiers (travaux publics et bâtiment), et mon stage de fin d'études a confirmé cette tendance, puisque je l'ai également fait sur un chantier de bâtiment.  

Concernant l'international, les possibilités sont multiples. L'école exige que chaque élève passe au moins 2 mois à l'étranger, que ce soit dans le cadre d'un stage ou en semestre d'étude (Erasmus ou autre). L'EIVP a des partenariats avec des écoles et des universités un peu partout dans le monde. Les plus souvent cités se trouvent en Chine (UTSEUS), au Brésil et aux Etats-Unis (Illinois Institute of Technology, IIT pour les intimes).

C'est à l'IIT que j'ai effectué mon stage de recherche, et c'est là également que Brian a fait son double diplôme. Les partenariats sont une facilité pour les étudiants de l'EIVP, car cela leur permet d'avoir un contact habitué au fonctionnement de l'école et du système français, qui les aide à faire les démarches administratives, à trouver un logement, etc...

Pour moi qui souhaitais faire un stage aux Etats-Unis, cela m'a beaucoup aidé, et je pense que j'aurais eu beaucoup de mal à trouver un stage aussi intéressant en-dehors de ce partenariat. Pour la petite histoire, j'ai participé à un projet sur l'influence des émissions des imprimantes 3D sur la qualité de l'air, sujet brûlant au sein de la communauté spécialiste.Cela m'a donné l'occasion de travailler sur un projet à la pointe de la recherche, ce que je n'aurais jamais imaginé en entrant à l'EIVP.

Pour conclure, l'EIVP m'a aidé à choisir mon orientation, et à me construire un projet professionnel. Je suis aujourd'hui ingénieure travaux chez Bouygues Bâtiment Habitat Résidentiel (filiale de Bouygues Construction), alors que je n'ai même pas encore été diplômée, ce qui montre bien que, bien que l'EIVP ne soit pas vraiment estampillée "école du bâtiment" (contrairement à l'ESTP ou l'ENTPE), notre formation est aussi efficace dans ce domaine.

Petit mot sur la qualité des cours ...
Les cours théoriques sont faits en amphithéâtre, les applications du cours sont vues en TD, par 1/4 de promotion (soit environ 30 personnes). La qualité des cours est globalement bonne, mais dépend des intervenants.
Beaucoup sont des professionnels, soit dans des entreprises, soit au sein de la Mairie de Paris, et un certain nombre sont des anciens de l'école. Je pense toutefois ne pas être la mieux placée pour décrire l'organisation pratique des cours, car ma promotion (et donc aussi celle d'Alice et Brian) a été la première promotion de 120 élèves, et également la promotion d'essai sur un certain nombre de projets. L'école a donc beaucoup expérimenté avec nous, ce qui a fatalement amené des disfonctionnements, aussi bien par rapport à la taille des groupes de TD (qui est passé de 20 à 30 personnes) que par rapport à la coordination entre les intervenants (beaucoup d'entre eux ont été troublés par les changements soudains au sein des projets, et les consignes n'étaient pas toujours très claires).

Alice PSI 2013

C’est mon frère (Pierre PSI 2010 ci-dessous) qui m’a fait découvrir cette école et m’a donné envie de devenir ingénieure alors qu’à l’époque j’étudiais les arts appliqués. Principalement grâce à la possibilité de faire ingénieur-architecte.

Le cursus général
Claire l’a suffisamment détaillé, je ne m’étendrai donc pas dessus ! Je dirai juste que c’est le cursus de base de l’EIVP qui m’a fait préférer cette école : en effet, je visais d’abord le double-cursus ingénieur architecte et j’hésitais avec Centrale Nantes.
Mais en regardant le cursus de base j’ai vu que celui de centrale est vraiment très général tandis que l’EIVP reste dans des domaines pratiques touchant à la ville. Finalement, ayant été prise en fonctionnaire, je n’ai pas pu faire le double-diplôme donc heureusement que le cursus m’intéressait.
On fait du « Travaux Publics » mais pas aussi poussé qu’à l’ESTP donc si c’est vraiment ce qui vous intéresse, mieux vaut choisir l’ESTP. Par contre, on touche un peu à tout : assainissement, voirie, construction, espace public (« urbanisme »), environnement, … Ce qui permet de savoir ce qui nous intéresse vraiment !
En plus des stages, on fait aussi énormément de projets ! Un projet à gros coefficient par semestre (sauf le premier de première année) sur le domaine du semestre et d’autres petits projets pour certains autres cours. L’école ne se base donc pas que sur la théorie.

L’étranger à l’EIVP
Il est obligatoire dans le cursus de faire au moins deux mois à l’étranger, mais la plupart des personnes en font plus. Généralement les étudiants partent pour le stage Etudes et Recherche qui dure 12 semaines minimum (donc environ trois mois) et qui est à la fin de la deuxième année. C’est ce que j’ai fait en partant travailler à la faculté de Florence sur le sujet des séismes. Pour cela, j’ai dû envoyer par moi-même des lettres de motivation aux facs d’Italie, car il n’y a pas de partenariat avec l’école mais j’ai réussi donc c’est faisable ! L’école a tout de même pas mal de partenariats avec des écoles étrangères et il est possible d’effectuer son deuxième semestre de deuxième année ou son premier semestre de troisième année dans ces écoles. Généralement, il y a aussi un étudiant qui part faire toute sa dernière année à l’université de Chicago (je ne  sais pas par contre s’il y a d’autres destinations pour partir un an…). Il est aussi possible de faire son TFE à l’étranger, mais ce sont généralement les fonctionnaires qui le font car ils n’ont pas le souci de se faire embaucher derrière.
Les destinations sont très diverses et vont de la Chine aux Etats-Unis en passant par la Belgique !
En plus de cela il y a aussi le voyage d’étude en dernière année qui se fait à l’étranger. Il dure 10 jours et ce sont des élèves volontaires qui organisent le tout (ça remplace un de nos projets). Toute la promotion part. Cette année, on a eu le choix entre quatre destinations : Tokyo, Casablanca, Amsterdam et Bruxelles, Lyon et Barcelone

Les fonctionnaires
J’ai été prise en fonctionnaire et j’avais beaucoup hésité à l’accepter car le double diplôme ingénieur architecte m’intéressait et qu’on ne peut cumuler les deux. Je ne regrette absolument pas d’avoir accepté au final !
Il y a très peu de fonctionnaires à l’EIVP. Dans la promotion 55 (la mienne ainsi que celle de Claire et Brian) ont était 17 et ça va en s’amenuisant avec seulement 8 dans la promotion 57. On représente donc entre 10 et 15% de la promotion. L’EIVP n’est donc plus une école de fonctionnaire. L’un des plus gros avantages d’être fonctionnaire est, je dois l’avouer, d’être payé durant toutes notre scolarité et de ne pas avoir de frais de scolarité à payer. Mais il ne faut pas oublier que c’est un engagement. Les élèves fonctionnaires doivent 8 ans à la ville de Paris après le diplôme. J’ai aussi apprécié le fait d’avoir moins de pression pour trouver mes stages et aussi de ne pas avoir à chercher du travail. En plus, une fois à la mairie, on peut travailler dans plein de domaines différents (assainissement, voirie, entretien des bâtiments, grands projets, espaces verts, …) et il est possible de changer de domaines tous les deux ou trois ans (certains préfèrent rester toutes leur carrière au même endroit et d’autres changer tout le temps).
Cependant, si ce qui vous intéresse plus tard et de faire conducteur de travaux ou de travailler dans un bureau d’étude, je vous déconseille de choisir la fonction publique…

Le double diplôme ingénieur-architecte
De mes discussions avec ceux qui l’ont fait, c’est une importante charge de travail. Si c’est ce que vous visez, préparez-vous.

Les autres doubles diplômes
Il y a aussi la possibilité de faire un double-diplôme à l’école des Ponts en passant sa dernière année aux Ponts. Une poignée d’élèves le font dans chaque promotion.
Il est aussi possible d’enchainer avec une thèse derrière.

L’ambiance
L’ambiance est bonne au sein de chaque promo et même entre les promos. Il y a régulièrement des activités de proposer et des soirées. En plus du BDE et du BDS (Bureau des sports), il y a aussi le BDA (Bureau des arts) qui propose des ateliers et des sorties culturelles à moindre coût. Il y a aussi des associations qui dépendent de ces bureaux.

Points négatifs
Bon, l’EIVP a tout de même des points noirs… En l’occurrence l’administration qui est un peu montée contre nous (il faut dire qu’on est la première promotion avec autant de tension). Cela est dû à notre sentiment d’être la « promotion test » pour laquelle ils ont doublé le nombre d’élèves sans doubler les moyens… Mais ça s’arrange surtout depuis l’arrivée du nouveau directeur des études !
Autre point négatif, on avait parfois vraiment beaucoup de projets en même temps. Attendez-vous à devoir travailler ! Mais en s’organisant, ça se passe bien et au moins, c’est intéressant !

Au final, c’est tout de même une école que je recommande !

Pierre PSI 2010

La formation
L’EIVP est une école généraliste… dans son domaine ! En gros, si vous êtes passionnés de mécanique,  de chimie, d’optique où une de ces choses barbares que l’on voit en prépa, votre épanouissement risque d’être très limité. Par contre, si les problématiques urbaines vous intéressent, alors vous devriez vous y plaire !
La formation est basée sur un tronc commun (pas de spécialisation comme à TPE) qui englobe ainsi des cours variés : urbanisme, bâtiment, VRD, transport, CAO/DAO, SIG (Système d’information Graphique)… L’objectif de la formation n’est pas de nous faire devenir des experts de ces différents domaines, mais d’acquérir un bagage technique pour appréhender les problématiques auxquels sont confrontées les villes. C’est à travers les stages et/ou des échanges avec les écoles partenaires que l’on se spécialise et que l’on définit son projet professionnel.
Par exemple, pour mon cas, j’ai bien aimé le cours de Planification des Transports de 3ème année et j’ai fait mon stage dans un bureau d’étude en transport.
Cette non spécialisation se retrouve dans la variété des débouchés de l’école (dans le génie urbain…): conducteurs de travaux (mais si vous savez déjà que c’est ce que vous voulez faire, l’ESTP sera sans doute plus indiquée), bureau d’étude (VRD, transport, environnement…), collectivités, parapublique…

Un mythe à casser toutefois : l’école axe beaucoup sa communication sur l’urbanisme. Autant le dire clairement, le tronc commun ne vous formera pas à ce métier, plutôt réservé à un parcours archi/urba. Même si on trouve de nombreuses matières un peu bullshit, les métiers de l’aménagement auxquels nous sommes formés restent techniques (VRD).

La vie à l’école
L’école est située à Paris, près de Belleville. Cette localisation est un avantage pour ceux qui souhaitent venir sur la capitale, puisque elle est vraiment intra-muros et non délocalisée en banlieue. Par contre, cela présente l’inconvénient de ne pas avoir de campus et donc de perdre une partie de la vie étudiante que l’on peut retrouver dans d’autres écoles.
Les promotions sont à taille humaine. Nous étions 80 dans ma promotion en première année, l’effectif variant en fonction des arrivées des étudiants des écoles partenaires de France et de l’étranger (environ 20% d’élèves étrangers). J’ai bien aimé cette taille car c’est suffisant pour connaitre tout le monde tout en se créant son groupe d’ami. Un autre bon point est la mixité homme/femme (on n’était pas loin des 50/50 dans notre promo) qui éloigne l’ambiance entre couilles de certaines écoles.

L’international
Le réseau international de l’EIVP s’est considérablement étoffé ces dernières années. Le gros atout reste qu’en raison de la taille des promos, il faut vraiment être manchot pour ne pas réussir à partir… Je vous invite à regarder les destinations sur le site de l'école. Il est nécessaire d’effectuer au moins 10 semaines de sa scolarité à l’étranger pour valider son diplôme.

Points forts et faibles de l’école
Les + :
-    4 stages au total, qui permet de voir différentes entreprises : ouvrier (3 semaines), encadrement (2 mois, encadrement d’équipe), étude et recherche (3 mois) et fin d’étude (6 mois)
-    Ecole à taille humaine
-    Mixité homme/femme et étrangère
-    Facilité d’accès à l’international
-    Formation généraliste : découverte de nombreux domaines, le choix de la spécialisation se fait à travers ses stages
Les - :
-    Formation pouvant manquer de reconnaissance par rapport à d’autres écoles (ESTP, Pont), alors que notre formation est souvent plus adaptée aux métiers du génie urbain, mais cela évolue avec l’augmentation de taille des promos
-    Pas de possibilité d’années de césure : GROS défaut, car cette année permet généralement de fiabiliser son parcours professionnel et de faire ses choix. On peut par exemple se retrouver un peu démuni si l’on s’aperçoit au moment du TFE que l’on n’aime pas le thème choisi. Il est alors difficile d’arriver sur le marché de l’emploi sans autre expérience.
-    Formation généraliste : on a pas souvent le temps d’aller au fond des sujets et on peut ainsi rester sur sa faim (mais tant mieux si c’est un sujet que l’on aime pas)

Mon parcours
J’ai pas mal hésité entre ESTP et EIVP. L’ESTP avait l’avantage d’être bien reconnue par les entreprises, mais j’ai opté pour l’EIVP qui me paraissait un peu moins bourrin/béton pour l’approche de la ville.
J’ai vraiment passé 3 années géniales. J’ai pu faire un stage de 2 mois au Canada, un semestre au Brésil (Natal).
J’ai fait mon TFE dans un bureau d’étude en transport et j’ai été embauché en sortant d’école dans un autre.
Après presque 3 ans passés là-bas, je pars  en Volontariat International en Administration à l’Agence de Développement de Bogota, pour minimum un an.

 

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