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IPSA (1 avis)

Par Aristide (PSI 2013)

L’IPSA c’est quoi ?

L’Institut Polytechnique des Sciences Avancées, c’est une école à destination aéronautique et/ou aérospatiale, même s’il est tout à fait possible de se servir de sa formation pour aller dans l’ingénierie des transports, ou encore le consulting !

L’IPSA possède une formation post-bac, mais si vous lisez ces lignes, c’est que vous avez déjà passé le plus dur de votre prépa… Pour simplifier, je parlerai des années en tant que convention « écoles d’ingé », c’est-à-dire en années « post-prépa ».

Pour rentrer à l’IPSA, il faut passer un petit concours (3 épreuves écrites, 3 orales) qui est commun avec l’EPITA sur le site de SCEI et qui a lieu avant tous les autres (mi-avril environ).
Il y a deux campus : un à Paris (Ivry-sur-Seine pour être précis) et un à Toulouse. Lorsque je suis arrivé en 2013 au campus de Toulouse, celui-ci n’accueillait que jusqu’en 1A : tous les 2A et 3A étaient regroupés à Paris.
Toutefois, depuis la rentrée 2014 (la promo juste après moi donc), le campus de Toulouse a été changé, agrandi, et installé dans un bâtiment neuf, dans lequel les 2A et 3A pourront être. Si vous désirez partir dans le Sud, ça vaut le coup d’y rester trois ans !

Qu’est-ce qu’on y fait ?

La formation est assez riche de particularités, je vais donc détailler chaque année, en sachant que l’organisation du programme (pas le contenu !) a changé entre ma promo et la suivante.

En entrant en 1A, on sent que le niveau moyen est un peu plus bas qu’en prépa, mais la sélection est tout de même présente : 40% des élèves entrés en 1ère année n’atteindront pas la 1A. De plus, et depuis que l’école a obtenu la CTI (en 2008), les profs remarquent chaque année une hausse du niveau.
Les évaluations sont du type mixte entre prépa et faq : certaines matières font des DS et un partiel à la fin de chaque semestre, tandis que d’autres ne sont évalués qu’au partiel.
L’équipe enseignante est aussi bien composée de professeurs que d’intervenants ingénieurs issus d’entreprises du secteur (Airbus, SNECMA, Armée de l’Air, Dassault…)

Avant de rentrer en 1A, l’IPSA demande aux étudiants de faire une pré-rentrée (3 semaines) pour se mettre à niveau avec les étudiants en prépa intégrée de l’IPSA, notamment sur les matières que l’on voit peu ou pas en prépa «classique» : Résistance des Matériaux (RdM), Programmation en C, Conception Assistée par Ordinateur (CAO) sur Catia, approfondissement de l’algèbre en vue de la résolution d’équation pour en citer quelques-unes…

1A : Cours théoriques comme toute école d’ingé aéronautique : RdM, Mécanique du vol, des solides, des fluides, Thermodynamique, Turbomachines, CAO, Programmation en C/C++, Electronique analogique et numérique, Anglais…
Le classement à l’issue de cette année conditionne la priorité pour le choix de l’option en 2A :
-    Mécanique et Structures (MS) : conception et design des aéronefs
-    Energie et Propulsion (EP) : conception et design de turbomachines
-    Systèmes Mécatroniques (SM)
-    Systèmes Electrotechniques (SET) : conception et design de la partie informatique d’un aéronef (beaucoup de prog !)
EP et MS sont les deux filières les plus demandées par les élèves…
L’année permet de voir plusieurs mini-projets, et un grand projet, le PEG, qui est encore principalement théorique (à la manière d’un TIPE version light, et en groupe de 4). Dans mon cas, j’ai présenté les différents types de propulsion spatiales existantes, et celles qui sont en développement ; ainsi que les avantages/inconvénients de celles-ci en vue d’un voyage interstellaire.

2A : La 2A, c’est l’année où l’on commence à se transformer entre l’étudiant théoricien et l’ingénieur touche-à-tout. Cette année est séparée en deux semestres :
-    1er semestre : Semestre comme en 1A, avec cette fois des cours de plus en plus spécialisés en fonction de la spécialité choisie, ainsi que plus de TP qu’en 1A. Pour ma part je suis parti en MS, donc avec grands renforts de Mécanique des solides, Méthode des éléments finis, Matériaux composites…
Le semestre est émaillée de mini-projets, et d’un projet majeur : le PIR, ou Projet Industriel de Recherche. Cette fois, contrairement au PEG de l’année précédente, il s’agit d’un véritable projet industriel, avec notamment la collaboration avec un tuteur ingénieur, la mise en place d’essais, voire de fabrication en fonction du sujet. Pour ma part, je travaille actuellement sur la conception d’un système d’éjection de parachute pour mini-fusée, dans le cadre du projet PERSEUS mené par le CNES et l’ONERA.
Le classement de ce semestre est déterminant pour le deuxième !
-    2ème semestre : Semestre à l’étranger, que je détaille plus bas dans la rubrique « L’IPSA et le Monde »

3A : Encore un peu plus de spécialisation, pour faire simple, il y a :
-    Ceux qui veulent faire de l’aéronautique,
-    Ceux qui veulent faire de l’aérospatial,
-    Ceux qui veulent faire du marketing et de la logistique.
Cette subdivision conserve bien sûr les choix de la 2A.
Je n’y suis pas encore, donc je ne peux pas dire grand-chose de concret, j’ajouterai à cette page le moment venu !...

L’IPSA et le monde

L’IPSA met l’accent sur les stages et l’étranger, pour se démarquer notamment des écoles d’aéro « classiques ».
Pendant la prépa intégrée, les étudiants sont censés faire 2 mois de stages en été, dans ce qu’ils veulent. Pour nous, prépas classiques qui arrivons directement en 1A, la soutenance de stage est remplacée par la soutenance du TIPE (!), donc ne balancez pas tout fin juin !

Entre la 1A et la 2A, stage ingénieur de 2 à 4 mois, chez une entreprise aéronautique au mieux, et avec une mission qui correspond à la spé choisie.

Le semestre à l’étranger : c’est une opportunité exceptionnelle de voyage, il y a 3 destinations possibles : Tucson, en Arizona ; Tainan, à Taiwan ; et Ostrava, en République Tchèque. Le choix de la destination dépend de votre classement (plus vous êtes bons, plus vous êtes prioritaires pour choisir…). Le semestre est fait dans une université étrangère, avec des professeurs locaux (mais non moins prestigieux !) et le tout en anglais. Les cours sont les mêmes que le programme d’une 2A classique, à quelques nuances près, qui sont reprises en début de 3A. Pour ma part, je suis allé à Taiwan (1er choix), et c’était une expérience exceptionnelle pour prendre du recul sur ses choix, ainsi que pour mettre en relief le monde globalisé dans lequel on vit en tant qu’ingénieur.

En 3A, mais je n’y suis pas encore, il est possible de faire un double-diplôme dans une université étrangère (un peu partout dans le monde) en fonction de la spécialité que l’on recherche.
En fin de 3A, on doit rendre un Projet de Fin d’Etudes (PFE) à l’issue d’un stage de 6 mois en entreprise.

Il est aussi possible de finir son master en spécialisation dans une autre école du secteur (par exemple à Supaéro) ou même d’obtenir un double-diplôme dans une école de commerce. Ces deux voies sont assez peu visibles, car ouvertes seulement depuis 2012.

J’aurai plus d’informations lorsque j’y serai…

Tous les ans, des rencontres entre étudiants et professionnels sont organisées, notamment pour les 1A et 3A qui recherchent des stages.
L’anglais est désormais fondamental dans la formation : la CTI nécessite d’avoir minimum 785 au TOEIC pour l’obtention du diplôme, et une pratique de l’anglais est nécessaire pour le semestre à l’étranger.

Les assoc’s, les étudiants.

Jusqu’à 2005, l’IPSA était peu reconnue et restait donc majoritairement une école de 5/2 n’ayant pas eu mieux. Depuis l’obtention de la CTI en 2008, l’école se renouvelle et prend du dynamisme. Dans ma promo, 50% des personnes sont entrées à l’IPSA par choix, et non plus par défaut (le WebMestre précise qu'Aristide a effectivement fait un choix puisqu'admis au CCP).
Cette arrivée d’étudiants motivés a globalement fait augmenter le niveau des promos, et les entreprises connaissent désormais le nom de l’école, et commencent à former des partenariats. Dans le même temps, la proportion de filles a augmenté pour être aujourd’hui autour de 25-30%.

L’ambiance est assez détendue, et plutôt bonne entre les élèves. Il n’y a pas d’esprit de compétition excepté un peu de nervosité lorsque les partiels arrivent.

Pour avoir fait le campus de Toulouse (en 1A) et celui de Paris en ce moment, je dirai qu’il n’y a pas de grosse différence entre les deux ambiances, même si la « chaleur du Sud » est bien visible lors des évènements organisés par le BDE…

Beaucoup d’assoc’s sont présentes, que ce soit à vocation aéronautique (planeur, avion moteur, aéromodélisme, construction de drones, de fusées, simulateur de B777) ou plus récréatives (kart, lasergame, paintball, BDA, BDS…).
Une assoc’s en particulier, est en fait un partenariat avec des entreprises qui permet en échange de rémunération de faire travailler des petites équipes d’étudiants sur un véritable projet industriel ; ce qui est un véritable plus à marquer sur un CV lorsque la coopération a été fructueuse.

J’aime/J’aime pas
Les + : école dynamique, avec de plus en plus de passionnés et un niveau qui augmente ; la vie étudiante, que ce soit à Toulouse (en plein centre !) ou à Paris (à 2 stations de métro) ; les partenariats avec des grandes entreprises du secteur ; le semestre à l’international…

Les - : le prix (7000€ l’année, même si le campus de Toulouse vous donne un PC portable haut de gamme) ; l’administration chaotique, à cause des changements de l’école ; les 25% d’élèves qui sont là « parce que y avait rien d’autres » (de moins en moins cela dit…) ; les loyers parisiens ; quelques rares intervenants qui ont du mal avec la pédagogie…

 

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