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ESTACA (1 avis)

Maxime - PSI 2009

Après 3 Années passées à l’ESTACA, voici un petit feedback (subjectif, forcement) sur cette école.

1.    L’école :

C’est une école orientée transports en général, accessible en post-bac  par le biais du concours AVENIR, qui regroupe donc l’ESTACA, l’EPF, l’EIGSI à la Rochelle et 2 ou 3 autres écoles d’ingé parisiennes (pour info, l’ESTACA est divisé en 2 sites : un parisien (Levallois Perret qui sera transféré en 2015 à st Quentin en Yvelines (1500 élèves)), l’autre à Laval (500 élèves), en Mayenne (cf google maps pour les néophytes en géographie)) . De but en blanc, ça ressemble donc de loin à une école « moyenne ». Mais depuis peu (2012), l’ESTACA fait partie du groupe ISAE (ENSICA-Supaero) et ça, ça envoie pas mal sur un CV ! Comme dit plus haut, le cœur de l’ESTACA s’articule autour de 4 pôles : l’aéronautique, l’automobile, le spatial et le ferroviaire. Les 2 premières sont les spécialités les plus représentés dans l’école, avec environ 75% des élèves. Avant d’entamer un descriptif un peu plus précis sur la vie et l’école, il faut savoir que c’est une école de passionnés, au moins 80% des élèves font cette école par passion d’un secteur et non parce que le concours ou autre les à amené là. Les discussions tournent donc  – en dehors des feedbacks de la soirée de la veille – beaucoup autour de l’auto et de l’aéro en général. Si vous ne souhaitez pas bosser dans un de ces milieux, passez votre chemin !

2.    La formation :

Je ne parlerai pas des 1ères et 2èmes années (classes prépa intégrées) que je n’ai pas faites. Je peux juste constater que le niveau est un peu inférieur à celui d’une prépa classique (en tout cas Michelet, pour ne pas faire de pub), mais le tri est tout de même assez sévère, entre 30 et 40% des entrants en 1ère année n’iront pas en 3A (donc 1ère  année de cycle ingé).
A partir d’ici, j’exclus le cycle prépa intégrée et je parlerais de 1A, 2A et 3A comme dans une école post prépa, et je vais principalement parler de la spé aéro.
La 1A : Les cours restent assez théoriques et pluridisciplinaires (RDM, thermique, mécanique des fluides et des systèmes…), c’est une année qui se retrouve dans toutes les écoles d’ingé qui se respectent. En fonction de la spé choisie, quelques cours orientés apparaissent type dimensionnement d’une aile, cours sur les turboréacteurs… Les cours sont donnés à 75% par des profs de l’école, le reste étant des intervenants venus de grands groupes type Dassault, EADS, Sabena…

La 2A : On rentre dans le vif du sujet. Les cours sont à 50-60% spécialisés, dispensés par des pros du secteur. On touche à un peu tous les domaines de la spé : de l’aérodynamique à la propulsion, en passant par la mécanique du vol ou encore l’hélicoptère. Les cours sont très intéressants et la plupart des intervenants sont très pédagogues. En parallèles, les élèves sont chargés de plancher sur 2 projets dans l’année qui ont pour but de « formaliser » les cours qui restent par définition assez théoriques. Pour ma part, j’ai travaillé (en groupe) sur l’élaboration d’un jet privé (sous la tutelle d’un ingé de chez Dassault), du dessin extérieur jusqu’à l’aménagement intérieur (sous CATIA) dans un premier temps, puis sur les performances en vol de cet avion dans un second temps. Pour plus d’information sur les autres disciplines, je vous invite à aller consulter le site de l’ESTACA rubrique formation.

La 3A : La consécration. Les 4 spés citées précédemment se divisent encore pour  donner naissance à une dernière année très spécialisée. Pour l’aéro par exemple, nous avons le choix entre structure, systèmes, propulsion et exploitation et maintenance (la mienne). Les cours sont à 100% dispensés par des pros et comme en 2A, les élèves sont chargés de mené à bien un projet qui se fait en collaboration avec une entreprise. Ces projets sont très intéressants dans l’ensemble car ils sortent du cadre scolaire pur et présentent un réel intérêt pour l’entreprise associée (par exemple, étude sur l’installation de baies de dégivrages au Bourget avec ADP, ou sur l’implantation de boites noires dans l’aviation légère avec le BEA…). Pour les autres spés, je vous invite une nouvelle fois à consulter le site de l’école.

La vie associative / ambiance :

La plupart des élèves sont membres d’au moins une association. La plupart d’entre elles sont orientés aéro ou auto (écurie de rallye, vol à voile et à moteur, restauration de véhicules anciens (voitures et avions), construction de fusées ou d’un véhicule de course sur circuit…) mais il existe aussi naturellement les assocs présentes dans chaque école type BDA, BDS ou BDE. Petit avis perso, pour avoir été sur les 2 campus ( laval et levallois), j’ai LARGEMENT préféré l’ambiance à Laval, ou il y à une réelle solidarité et proximité entre les élèves, contrairement à Paris qui est beaucoup plus individualiste (en même temps, il est beaucoup plus facile d’organiser un apéro dans un appart de 30m² payé 400€/mois à Laval que dans un 13m² payé 550€ à paris…) Au niveau des activités et soirées, les assocs (et donc le BDE) sont très actives et si vous ne trouvez pas votre bonheur, vous pourrez toujours monter votre propre assoc  (sauf les assoc
à vocation militaires, type ESATACASTAGNE dont la mission était d’organiser des combats de rues entre les différentes écoles du campus…) A ce titre, beaucoup de soirées sont organisées en partenariat avec d’autres écoles (sur laval et sur paris), avec une préférence bien naturelle pour les écoles de commerce, de journalisme, ou de médecine…

Les stages / l’étranger :

12 mois de stages sont obligatoires pour êtres diplômés, dont 2 à l’étranger. Il y à également beaucoup de partenariats avec des universités étrangères pour y effectuer un semestre. Un certain nombre d’élèves choisissent également d’effectuer une année d’immersion en entreprise, ce qui se traduit par un véritable plus sur le CV à la sortie. L’école offre également la possibilité de faire un double diplôme, mais cette option est selon moi encore trop peu mise en avant et les choix ne sont pas très nombreux. Enfin, comme dans chaque école, des forums sont organisés pour permettre aux élèves de rencontrer des professionnelles.

Dernière précision : il faut un minimum de 750 au TOEIC pour être diplômé, et il faudra probablement 800 dans les années à venir, beaucoup d’entreprises mettant la barre à ce niveau pour pouvoir postuler chez eux.

Les stats réelles à la sortie :

L’école est plutôt bien vue par l’industrie, du fait que la formation est très poussée par spécialité. Les salaires vont du 34 à 38k en région parisienne (en moyenne) et de 32 à 35 en province. 90% des élèves de ma promo avaient un emploi lors de leur remise de diplôme, ce qui reste un score honorable.

En résumé :

Les + : école de passionnés, la vie étudiante et le confort de vie à Laval (moins à Paris), les très bonnes relations avec les grands de l’industrie (EADS / Dassault / Renault / Alstom…)

Les - : Le prix de l’école (6500€ l’année), une administration parfois butée et souvent lente, la proportion fille / garçon, les « gosses de riches » à Paris ...

 

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