oPtionSI

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

ENSMA (3 avis)

Par Karim (PSI 1998)

Je voulais faire de l'aéro en arrivant... Je dois bien avouer ne pas en avoir fait beaucoup...
L'école d'ingénieur est très différente de la prépa (je vous laisse le découvrir). Le rythme est plus souple et le développement personnel est grandement pris en considération avec les activités extrascolaire.
Pour ma part j'ai passé les meilleures années de ma vie (et oui j'ose) à l'ENSMA :
- Coté enseignement, les profs sont sérieux et à l'écoute (j’ai quand même eu le droit à des cours à moitié en Japonais mais c’est pas grave).
- Coté TD/TP, c'est toujours sympa de se faire un petit test en soufflerie, de démonter un moteur de voiture, ou de faire joujou avec un four.... Surtout le Vendredi matin !!
- Coté club, la vie est riche ! Perso j'ai été barman puis président du foyer toute ma formation, membre de l'ENSMA XV, président des clubs infos, manga (mon coté un peu geek) et percu. Ca fait beaucoup, et merci aux cours non obligatoire...
- Coté sport, l'ENSMA est doté de tout ce qu'il faut pour pratiquer à peu près tous les sports. Et le sport compte ÉNORMÉMENT dans cette école (surtout pour mettre une raclée annuelle à l'ENSICA, l'ENAC et SUPAERO... et je suis poli).
Bref je ne m'arrêterais pas de (ne pas :-)) tarir d'éloge cette école.

ll faut comprendre que la formation d’une école n’est qu’une partie de notre métier (et celle de l’ENSMA est solide). Avant tout, un bon ingénieur doit apprendre n'importe quel sujet en un minimum de temps. L'ENSMA, école généraliste (avec quelques dominantes la dernière année) permet d'avoir un petit background technique. Mais sa grande force est aussi d’offrir de nombreuses possibilités pour développer son ouverture d'esprit. Et c'est aujourd'hui ce qui fait la différence, croyez-moi.

Pour terminer, nous n'avons pas un réseau tel les A&M, mais nous y travaillons tous les jours, et je prends le temps de regarder et transférer le cas échéant chaque CV que m'envoient de nouveaux ingénieurs. Nous développons au fur et à mesure des embauches des réseaux régionaux, consolidés par notre président des Anciens de l’ENSMA.

... Après l'ENSMA, je suis parti sur Toulouse, travailler dans une boite de sous traitance un peu moins de 2 ans pour faire du développement informatique pour Airbus dans le monde de la simulation. Très loin de mon sujet.
J'ai été embauché par Airbus pour être responsable des simulateurs de vols pour les avions A320 et A340 (un peu plus sympa :)).
Et puis depuis le début de l'année (2011), je représente le département simulation Airbus en Espagne.
Pour la suite, je suis en expatriation pour 2 ou 3 ans, et je commence déjà à préparer la même mission mais pour l'Inde cette fois-ci... Et si je ne peux pas, bah l'Allemagne ou l'Angleterre... Je ne compte pas rentrer en France tout de suite. Je voulais partir à l'étranger après l'école. Je n'ai pas pu, donc maintenant j'en profite :)...

Par Le-Son (PSI 2006)

Je suis fraichement diplômé de l’école.

Tout d’abord, les cours. Les cours sont tous axés principalement sur les différents domaines de l’aéronautique. 3 Différents domaines sont principalement abordés.
La partie mécanique qui porte sur tout ce qui est Résistance des Matériaux, Calcul de Structures et Matériaux. On pourrait dire que ces matières sont la continuité de la SI. De plus, divers projets concernant ces matières nous permettent de découvrir réellement le futur métier d’ingénieur. Il y a par exemple, des projets pour la conception d’une nouvelle pièce ou pour calculer les efforts dans une pièce. Ces projets existent aussi dans les 2 autres domaines qui vont être abordés juste après.
Le second set de matières concerne essentiellement l’aérodynamique et la thermodynamique. Ces matières nous permettent donc de beaucoup plus cerner la mécanique du vol des avions mais aussi tout les problèmes d’énergétique (par exemple les réacteurs de fusée ou au sein d’un réacteur d’avion) et d’échange de chaleur (toujours sur une fusée). Enfin le troisième set concerne l’informatique.
Chaque année, des cours d’informatique sont dispensés aux élèves de l’ENSMA. Ces cours peuvent concerner des langages que nous utiliserons tous les jours dans n’importe quel domaine. Mais il existe aussi des cours spécifiques aux systèmes embarqués. Ce sont des systèmes qui gèrent l’appareil pendant son vol.
Ces 3 domaines sont enseignés pendant les 2 premières années à l’école, il faudra ensuite choisir une spécialisation dans un de ces 3 domaines.
Pour conclure sur cette partie, la force de cette école est surtout par rapport aux enseignements que nous pouvons avoir. En effet, après la formation, nous avons une vue globale du fonctionnement d’un avion ce qui nous donne un avantage certain !

Je vais maintenant parler des stages et des opportunités à l’étranger. Concernant les stages, on est dans le cadre classique d’une école d’ingénieur.
Le stage de première année est un stage dit ouvrier qui nous permettra de connaître le fonctionnement d’une entreprise et le travail d’un ouvrier.
Le stage de deuxième année est un stage « ingénieur » d’une durée maximale de 4mois.
Et enfin, le stage de fin d’études d’une durée de 6mois.
Les stages sont souvent liés avec l’étranger. En effet, divers accords ont été créés entre l’ENSMA et des universités étrangères afin d’effectuer des stages (mais aussi sa dernière année) à l’étranger. Il est donc très courant de voir des élèves de l’école partir en stage de deuxième année dans un pays de l’europe. Personnellement, je suis parti à l’Ecole Polytechnique de Montréal pour ma dernière année d’études.
Le stage de fin d’étude est lui aussi très bien loti. Point fort pour le stage de fin d’études, il est possible d’effectuer un VIE pour ce stage. Les 6 premiers mois compteront comme un stage et on finit son VIE ensuite. En plus de l’étranger, il est possible d’effectuer sa dernière année dans une des écoles du groupe GEA (ENAC, ENSICA, Sup’aéro) à condition d’avoir un niveau correct.

Pour la vie associative : La vie associative à l’ENSMA est très dynamique.
Il y a un nombre incroyable de clubs et ceci pour compenser avec l’éloignement de notre campus de Poitiers (environ 10kms au Nord de Poitiers).
Tu trouveras donc à peu près tout ce que tu veux faire en dehors de l’école. Cela va de clubs sportifs (ENSMA’Raid) à des clubs ayant un but caritatif (4L Trophy).
Si par malheur, tu ne trouves pas ton bonheur, il est évidemment possible de créer ton propre club. Personnellement, j’ai été dans le club de l’ENSMA’Raid (qui fait donc des Raid Sportifs) pendant ma 2ième et 3ième année à l’école et ce club venait juste d’être créé. Vu le lien avec l’aéronautique, tu as un grand nombre de clubs lié à ces activités. Tu as donc un club pour voler et passer tes brevets de pilote avec quelques réductions. Tu peux faire la même chose en planeur et tu peux même faire du modélisme !
Pour résumer, l’ENSMA est vraiment l’école qu’il faut faire si tu veux te rapprocher de l’aéronautique.
Tout y est lié, De tes cours jusqu’à tes activités en club. L’ambiance est évidemment excellente et tu n’oublieras jamais tes années à l’école.

Par Florent (PSI 2008)

Comme vous me l’avez demandé je vous envoie un « descriptif » de l’école dans laquelle je suis, l’ENSMA donc. Ce sont principalement mes impressions que je vais donner je ne sais donc pas si tout sera très objectif.

1.    Les cours, la formation : Perso je trouve ça super. Comme l’indique le nom de l’école on fait beaucoup de mécanique et d’aéronautique. Qu’est-ce que ça signifie exactement ? En méca c’est la continuité du programme de PSI en gros. Beaucoup de techno, dessin technique, techniques de fabrications, mécanique classique… Côté aéronautique, toutes les applications des cours concernent
l’aéro et on a des cours assez orientés : mécanique des fluides, mécanique du vol…
A savoir par contre il y a pas mal d’informatique en première année (on apprend le langage ADA, des bases en C et C+, programmation avec Excel).
Il y a aussi pas mal de cours sur tout ce qui est en relation avec les moteurs (forcément) : Thermochimie, combustion, transferts de chaleur…
Et tout ce qui touche aux matériaux : polymères, composite, structure, résistance des matériaux, métallurgie.
En effet en 3e année il y a une spécialisation. 3 choix : Aéro (aérodynamique,thermique, énergétique), structure/matériaux, avionique/informatique.
Je conseille donc l’école à tous ceux qui aiment la méca et la SI et bien sûr l’aéronautique.
La formation est aussi assez technique, contrairement à beaucoup de grandes écoles qui proposent des cursus plus management, finance… Ici on est dans le
concret on fait de l’ingénierie, on a des bases techniques solides. Malgré tout l’école n’est pas trop spécialiste, on peut faire beaucoup de choses en y sortant (automobile, énergie, aéro, spatial, informatique…).
Un dernier truc aussi, comme beaucoup d’école de niveau relativement correct il faut travailler un minimum.

2.    Les clubs, la vie associative : Soyons honnête, l’école n’est pas à Poitiers, mais sur le site du Futuroscope (Poitiers est à une dizaine de kilomètres). Conséquences : y a pas grand-chose autours et les relations avec les autres écoles ou facs sont très minces. Heureusement l’école est très dynamique, il y a beaucoup de clubs qui proposent toutes sortes d’activités. De plus si l’activité n’existe pas il y a possibilité de monter son propre club. Le foyer de l’école est ouvert quasiment tout le temps et des soirées sont proposées régulièrement. Si on veut faire quelque chose il y a donc moyen d’être occupé tout le temps. Par exemple cette année je n’ai presque pas eu de temps libre jusqu’à ce week-end.

3.    L’étranger, les stages : Il y a des partenariats avec beaucoup d’universités étrangères pour faire des stages là-bas. Les stages à l’étranger sont fortement conseillés. Il y a aussi la possibilité de faire sa 3e année dans une autre école du réseau Polyméca, du réseau GEA (Grandes Ecoles Aéronautique) ou certaines universités étrangères. Enfin il est possible de faire un double diplôme dans quelques universités étrangères, moyennant 2 ans là-bas. J’aimerais faire un double diplôme mais il est à noter qu’il faut au moins 12,5 de moyenne et un score de 750 au TOEIC.
Pour les stages il y a des partenariats avec pas mal d’entreprises aéronautiques et des forums sont organisés pour trouver des stages, les entreprises viennent se présenter etc.

Voilà en gros ce qui se passe à l’école avec des choses formelles, d’autres moins.
Pour faire encore plus simples on peut résumer ça comme ça :

  • Bien : la formation pour ceux qui aiment méca et aéro (la chimie faut oublier), le dynamisme de l’école, les loyers pas chers parce que c’est le Poitou, le foyer de l’école parce que y a toujours quelque chose à faire et la bière est pas chère, les gens ouverts et géniaux (moi), l’ambiance générale, les possibilités internationales.
  • Pas bien : Le Poitou, il pleut, il vente, il fait froid et y a que des champs ; l’isolement relatif de l’école, le peu de filles par promos, les gros lourds parce que dans une école de méca ça y va.
 

Nous avons 46 invités en ligne